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MEMBRE INFERIEUR

ARTICULATION DU PIED

ORTEILS EN GRIFFES

L’orteil en griffe, également connu sous l’appellation « d’orteil en marteau » est une pathologie très fréquente du pied, et plus particulièrement des orteils. La plupart du temps, elle est intimement liée à l’hallux valgus, qui touche de nombreuses femmes.

Les « doigts de pied » ont une fonction très importante dans le cadre de la marche, de la posture et de l’équilibre. Ils sont reliés entre eux par un réseau complexe de ligaments, tendons et phalanges. Par ailleurs, leur réseau nerveux est également développé, ce qui les rend très sensibles à la douleur en cas de traumatisme ou de pathologie (comme la pathologie des « griffes d’orteil »).

De manière simple, la pathologie des griffes d’orteil se traduit par une déformation des orteils.

Ce phénomène cause une dysharmonie complète de l’avant-pied, qui peut se réaliser sur le plan horizontal ou vertical et résulter de troubles osseux, articulaires ou tendineux.

De même que l‘hallux valgus, c’est une pathologie qui touche principalement la gente féminine. Elle est en effet très favorisée par le port régulier de chaussures à talon haut.

Par ailleurs, la déformation occasionnée par un hallux valgus est elle-même de nature à favoriser la déformation des orteils.

 

QUELLES CONSÉQUENCES ?

Cette pathologie est de nature à causer quelques désagréments et douleurs au moment du chaussage ou de la marche. L’opération de l’orteil en griffe ne saurait être décidée pour des raisons purement esthétiques.

 Progressive, la déformation « orteils en marteau » peut aussi se traduire par l’apparition de durillons sur l’orteil, pouvant conduire à l’apparition de plaies et inflammations douloureuses et gênantes.

 

QUELS TRAITEMENTS ?

Avant tout traitement, il convient de réaliser des radiographies du pied afin d’analyser précisément l’état de la déformation.

En fonction de la sévérité de la pathologie, divers traitements peuvent être envisagés, conjointement avec un spécialiste.

 

TRAITEMENT MÉDICAL

En cas de déformation légère, une prise en charge podologique est tout à fait indiquée. En effet, tant que les orteils sont réductibles et souples il est parfaitement pertinent d’opter pour des semelles et/ou orthèses adaptées à la morphologie du patient.

Il conviendra également d’adapter le chaussage en évitant les chaussures étroites et rigides au profit de chaussures larges et souples : une chaussure orthopédique spécialisée peut également être réalisée en cas de douleurs localisées.

 

TRAITEMENT CHIRURGICAL

Si la déformation est plus avancée et qu’elle occasionne de réels troubles fonctionnels ou douloureux, le traitement chirurgical est envisageable.

La chirurgie de l’orteil a vocation à aider le patient à retrouver un usage fonctionnel de son pied tout en éliminant des sources de douleur, telles que les plaies sur l’articulation. Le but est que les orteils reviennent à plat, avec un contact optimal et adapté avec le sol.

Aussi, l’intervention chirurgicale peut prendre divers aspects en fonction de l’étendue et de la cause de la déformation.

Intervention sur les « parties molles » : pour couper ou allonger certains tendons.

Intervention sur l’os du pied : pour couper une partie de la phalange.

 

RECUPERATION POST-OPERATOIRE

L’appui est autorisé sous couvert d’une chaussure orthopédique spécialisée. Il est possible que le pied reste gonflé plusieurs semaines. La conduite automobile et/ou la pratique sportives ne sont généralement pas indiquées.

La période post-opératoire doit être suivie avec le plus grand sérieux : d’une part pour contrôler le processus de cicatrisation, et d’autre part pour amorcer la rééducation. L’adaptation du chaussage sera, par la suite, une étape essentielle pour éviter de nouvelles complications.

Encore une fois, il faut souligner qu’une opération de l’orteil en griffe ne peut être décidée pour des raisons d’ordre exclusivement esthétique. Une intervention chirurgicale n’est jamais anodine est peut présenter divers risques : raideur ou douleur chronique entre autres.

 

 

LES RISQUES

 

Malgré les compétences de votre chirurgien et de l’équipe qui vous prend en charge, tout traitement comporte malheureusement une part d’échec. Cet échec peut aller de la réapparition des symptômes à leur aggravation ou à d’autres risques plus importants.

Ces risques peuvent être le fait du hasard, de la malchance, mais peuvent aussi être favorisés par des problèmes de santé qui vous sont propres (connus ou non, locaux ou généraux). il est impossible de vous présenter ici toutes les complications possibles, mais nous avons listé ci-dessous les complications les plus fréquentes ou les plus graves qui peuvent parfois être rencontrées dans votre pathologie.

-La raideur

-Les mauvaises consolidations ou absence de consolidation osseuse

-Douleur chronique et algodystrophie

-Infection

-Troubles cicatriciels

-Démontage et bris de matériel

-Phlébite ou trombose veineuse profonde

-Complication« de voisinage »

Étant donnée la proximité de la zone opératoire d’éléments osseux, tendineux, vasculaires ou nerveux, il peut exister, de manière directe ou indirecte par rapport à l’intervention, des conséquences sur ces éléments de proximité : hémorragie, hématome, parésie, paralysie, insensibilité, déficit de mobilité, raideur articulaire… Compte-tenu du lieu de la cicatrice, l’atteinte d’un petit nerf peut entraîner une insensibilité voire des douleurs persistantes. dans certains cas, il peut être nécessaire de ré-intervenir, pour drainer un hématome, décomprimer un nerf, libérer des tendons…