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MEMBRE INFERIEUR

ARTICULATION DU GENOU

L'ARTHROSE

DÉFINITION ET FACTEURS FAVORISANTS

 

L'arthrose commence par une détérioration du cartilage articulaire puis évolue vers l'atteinte de toutes les structures de l'articulation, en particulier de l'os situé sous le cartilage.
Le vieillissement normal du cartilage au cours de la vie ne peut pas provoquer d'arthrose à lui seul.

L'arthrose est une maladie à part entière, déclenchée par un excès de pression sur le cartilage. Des fragments du cartilage fragilisé se détachent dans la cavité articulaire, comme des grains de sable. La membrane synoviale devient discrètement inflammatoire.
En réaction à cet excès de pression, l'os situé sous le cartilage prolifère et produit une collerette osseuse autour de l'articulation. Cette prolifération d'os forme des excroissances osseuses appelées ostéophytes.

Les douleurs de l'arthrose ne proviennent pas du cartilage endommagé, car il n'est pas innervé, mais de l'atteinte de toute l'articulation

Il existe de nombreux facteurs de risque de l'arthrose :

  • l'âge : l'arthrose dite "primitive" du genou apparaît sans cause évidente et est souvent liée au vieillissement. Elle est rare chez les moins de 40 ans ;

  • le sexe : l'arthrose du genou est plus fréquente chez les femmes. On constate une augmentation de sa fréquence après la ménopause ;

  • les antécédents familiaux : des facteurs génétiques prédisposent à l'arthrose du genou ;

  • la surcharge sur les articulations : elle peut être liée à un surpoids ou au port fréquent de charges lourdes ;

  • le surmenage des ligaments et des articulations qui entraînent des microtraumatismes répétés lors de certaines activités professionnelles (pose de carrelage...) ou sportives (football ou rugby) ;

  • une déviation de l'axe de la jambe, nommée "genu varum" (genou proéminent vers l'extérieur) ou "genu valgum" (genou proéminent vers l'intérieur) ;

  • un traumatisme du genou : une lésionde ménisque , une entorse grave avec rupture du ligament croisé antérieur, une fracture articulaire... ;

  • une lésion osseuse du genou : fracture, nécrose de l'os situé sous le cartilage... ;

  • une luxation, une instabilité de la rotule, une rotule trop plate ;

  • une maladie métabolique (goutte...), inflammatoire (polyarthrite rhumatoïde...) ou infectieuse (arthrite infectieuse...), responsable de lésions articulaires.

 

 

DIAGNOSTIC

 

Pour diagnostiquer le type d’arthrose du genou, un examen clinique est réalisé par le médecin traitant.

Cet examen permet aussi d‘éliminer les autres pathologies du genou ou une arthrose de la hanche (qui peut se traduire par des douleurs au genou). Un avis auprès d'un chirurgien orthopédiste peut être nécessaire.

L'examen clinique consiste à :

  • évaluer la gêne ressentie et la limitation de l'autonomie ;

  • identifier les mouvements qui réveillent la douleur (par exemple, pour l'arthrose fémoro-patellaire, l'extension contre résistance de la jambe et la pression de la rotule sur le genou fléchi) ;

  • évaluer, debout et à la marche, les déviations d'axes des jambes ;

  • apprécier la mobilité du genou ;

  • repérer les déformations du genou par l'arthrose ou par un éventuel épanchementarticulaire.

Une radio du genou confirme le diagnostic de l'arthrose du genou :

  • diminution de l'espace entre les deux extrémités osseuses, du fait de l'amincissement du cartilage ;

  • densification de l'os sur lequel repose le cartilage ;

  • prolifération d'os (ostéophytes).

Elle précise :

  • la nature de l'arthrose : elle est soit primitive, liée au vieillissement articulaire, soit secondaire à une cause, le plus souvent traumatique ;

  • sa localisation : arthrose fémoro-patellaire, fémoro-tibiale ou association des deux localisations.

L’analyse radiologique étudie également l’axe des jambes à la recherche d’une déviation.

D'autres examens sont rarement nécessaires.

 

TRAITEMENT DE LA GONARTHROSE

 

1 // TRAITEMENT MÉDICAL ET RÈGLES D HYGIÈNES

 

  • une bonne hygiène de vie : des activités physiques adaptées, une perte de poids lorsqu'elle est nécessaire on peut associer ces règles a de la kinésithérapie et des antalgiques.

  • si nécessaire, des infiltrations de corticoïdes qui agissent sur la douleur ou d'acide hyaluronique pour "lubrifier" l'intérieur de l'articulation l’acide hyualuronique peut etre associé a des injections de PrP (plasma enrichi )

l’ensemble de ses règles et traitement ne permettent pas la guerison de l’arthrose et ne permettent pas la régénération du cartilage.
 

2 // LES CHIRURGIES CONSERVATRICES

elles ont pour but de corriger des anomalies d’axes du genou ou de mauvais positionnement de la rotule. Ells ont le merite de retarder l’arthrose du genou voir l’empecher.

 

3 // LA PROTHÈSE DU GENOU

Il existe de nombreux modèles de prothèses de genou. La prothèse de genou permet de reprendre une vie quotidienne quasi normale, la prothèse de genou permet également de diminuer la douleur lié a l’arthrose.

RECONSTRUCTION DU LIGAMENT CROISE ANTERIEUR (DIDT ou DT4)

La stabilité du genou est assurée par des ligaments qui sont des sortes de rubans plus ou moins élastiques. Le ligament croisé antérieur, situé à l’intérieur de l’articulation, relie la partie antérieure du tibia à la partie postérieure du fémur. Il empêche le tibia de partir en avant et stabilise le genou lors des mouvements en rotation.
Il peut être rompu à la suite d’un traumatisme, occasionnant une instabilité du genou. Il ne cicatrise pas spontanément dans une position efficace. Les répercussions sur la stabilité du genou sont variables selon les personnes et elle est d’autant plus ressentie lors de la pratique sportive ou lors des mouvements en rotation.
L’instabilité se manifeste par des sensations de lâchage et de blocage du genou et peut engendrer des lésions du cartilage, des ménisques et des autres ligaments.
Le but de la ligamentoplastie du croisé antérieur est de stabiliser le genou permettant la reprise de toutes les activités sportives, et d’éviter les lésions cartilagineuses ou méniscales limitant ainsi la dégradation de l’articulation.

L INTERVENTION

L’intervention consiste à remplacer le ligament rompu. Ce geste est réalisé sous arthroscopie, c’est à dire sans ouvrir l’articulation. Une petite caméra est introduite dans l’articulation pour visualiser la rupture du ligament et vérifier les ménisques et le cartilage. Des petits instruments sont utilisés par la suite pour réaliser une logette au fémur et un autre au tibia.
Une incision courte est réalisée en bas du genou pour prélever un tendon de la cuisse. Le prélèvement est alors passé à l’intérieur du genou et fixé dans les logettes osseuses par un système de boutons ou des vis et des agrafes. Il remplace ainsi le ligament rompu.
Les lésions méniscales et cartilagineuses seront traitées dans le même temps opératoire et cela selon leur nature.
L’intervention peut être réalisée sous rachi-anesthésie ou bien sous anesthésie générale. C’est votre anesthésiste qui décide avec vous de la meilleure anesthésie en fonction de votre état de santé.
Elle dure en moyenne une demi-heure et se fait lors d’une journée d’hospitalisation en ambulatoire. Après l’opération, un pansement stérile ainsi qu’une attelle sont mis en place.
Le traitement de la douleur sera mis en place, surveillé et adapté de manière très rapprochée dans la période post-opératoire.

 

LA -ÉDUCATION POST-OPÉRATOIRE ET LA REPRISE DES ACTIVITÉS
 

Vous pouvez commencer à marcher dès votre sortie, le soir. La marche s’effectue avec l’attelle entre deux cannes. A la sortie de la clinique, la rééducation peut être réalisée en centre ou chez un kinésithérapeute.
L’attelle est déverrouillée pour permettre la flexion du genou. Elle est gardée pour une durée de 2 à 3 semaines. À partir de la deuxième semaine, les cannes sont abandonnées.
La reprise du volant est envisageable après le 1er mois. Celle du travail survient en général entre le 1er et le 2ème mois et cela en fonction de votre profession, une activité de bureau pouvant être plus précoce.
La reprise des sports dans l’axe (natation, vélo, course à pied) se fait au troisième mois. La reprise de tous les sports à l’entraînement est envisageable à partir du 6ème mois. Il faut souvent attendre encore 1 à 2 mois pour retrouver tous les automatismes et renouer avec la compétition.

LES RISQUES

 

L’opération présente peu de risques. Mais des muscles, tendons, ligaments, nerfs ou vaisseaux sanguins peuvent être abîmés, accidentellement pendant l’opération ou après, suite à un gonflement trop important du mollet ou à un déplacement des moyens de fixation du ligament. Cela peut nécessiter une réparation et créer des problèmes de fonctionnement ou de sensibilité de certaines parties de la jambe.

Si nécessaire, un traitement limite le risque de formation de bouchons de sang (caillots) dans les veines des jambes (phlébite). La zone opérée peut être envahie par des microbes (infection) ce qui nécessite un traitement médical, voire chirurgical. La douleur est contrôlée médicalement et diminue rapidement, mais il est normal que votre genou reste gonflé plusieurs semaines.

De petites douleurs peuvent persister mais habituellement elles finissent par disparaître.

 

LES RÉSULTATS

La disparition des douleurs, des blocages et des sensations d’instabilité est très rapide après l’opération. La récupération complète de la mobilité et de la force musculaire survient en général entre 3 et 6 mois.
L’état des muscles est un élément majeur à considérer avant de pousser le genou à sa limite, en particulier dans le sport. Le ligament remplacé n’est pas meilleur que le ligament d’origine et une nouvelle rupture peut toujours survenir.
Les patients sont habituellement très satisfaits du résultat, mais la prudence reste recommandée (surtout dans les sports pivot-contact). Tout comme le ligament d’origine, le nouveau ligament peut s’abîmer avec le vieillissement de l’articulation ou en cas d’accident.